Le Livre Sterling montre une force face au Dollar Américain alors que Powell de la Fed constate une faiblesse dans la force du marché du travail aux États-Unis. Le chef de la Fed n’a pas donné de trajectoire spécifique de baisse des taux. Le PIB du Royaume-Uni pour mai et l’inflation aux États-Unis pour juin sont sous les feux des projecteurs.
Le Livre Sterling (GBP) grimpe face au Dollar Américain (USD) en ce début de séance londonienne de mercredi après une légère correction depuis un pic de près de quatre semaines à 1.2850 cette semaine. L’attrait général de la paire GBP/USD reste solide amid les spéculations selon lesquelles la Réserve Fédérale (Fed) commencera à réduire les taux d’intérêt lors de la réunion de septembre.
Les chances pour que la Fed passe à une normalisation de sa politique restent fermes même si le président de la Fed, Jerome Powell, a réitéré lors de son témoignage semestriel devant le Congrès mardi, qu’il s’abstenait de donner une trajectoire spécifique de réduction des taux pour cette année. Powell a plaidé en faveur de maintenir les taux d’intérêt à leurs niveaux actuels pendant longtemps jusqu’à ce qu’ils aient des preuves que l’inflation reviendra au taux souhaité de 2%.
Ce qui était inattendu dans les commentaires de Powell devant le Congrès de la Fed est sa reconnaissance que l’économie des États-Unis n’est plus surchauffée, avec des conditions de marché du travail en refroidissement. Powell a déclaré que le marché du travail s’est modéré là où il était avant l’ère de la pandémie.
Maintenant que les risques sont devenus à double sens, une baisse des taux par la Fed en septembre semble être une affaire conclue. Pour plus de clarté, les investisseurs se concentreront sur le rapport de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) aux États-Unis pour juin, qui sera publié jeudi. Le rapport devrait montrer que l’inflation de base, qui exclut les éléments alimentaires volatils et énergétiques, a progressé régulièrement de 0,2 % et de 3,4 % sur une base mensuelle et annuelle, respectivement. L’inflation annuelle globale est estimée avoir ralenti à 3,1 % par rapport à la lecture de mai de 3,3 %, tandis que la figure mensuelle est censée avoir à peine progressé après être restée inchangée.
Un scénario dans lequel les pressions sur les prix restent collantes ou élevées atténuera les attentes de baisses de taux en septembre. En revanche, des chiffres faibles les renforceront.

