Vendredi a été une journée excitante pour le réal brésilien. Elle a commencé avec la nouvelle que la Banque centrale du Brésil (BCB) était intervenue sur le marché des changes à hauteur de 1,5 milliard de dollars pour soutenir le réal brésilien. La raison donnée par le gouverneur sortant Campos Neto était que l’intervention visait à compenser les effets du rééquilibrage régulier de l’indice MSCI. On prévoit que cela entraînera des sorties de BRL ce mois-ci, note Michael Pfister, stratège en devises de Commerzbank.
Nous restons sceptiques quant au signal envoyé par la BCB. Presque comme si elle voulait faire comprendre qu’il n’y avait aucune raison fondamentale pour l’intervention. Le chef de la banque centrale a essayé de capter les attentes du marché vendredi en soulignant que toute hausse des taux serait «graduelle». Les attentes avaient pris vie ces derniers mois. Le marché est maintenant en train d’intégrer environ 100 points de base de hausse des taux au cours des trois prochains mois, avec d’autres hausses à suivre.
Vendredi a apporté plus de nouvelles sur le budget, bien que peu de détails aient encore été publiés, mais il semble que les décideurs politiques se concentrent sur l’augmentation des recettes plutôt que sur la réduction des dépenses. Cela a suscité quelques inquiétudes sur le marché. Alors que les détails du plan budgétaire restent à voir, il y a des craintes que les autorités n’utilisent pas le nouveau budget pour rassurer le marché, mais plutôt pour présenter un plan qui n’est pas encore entièrement élaboré.
La BCB a ensuite annoncé qu’elle offrait des swaps de change supplémentaires dans sa vente aux enchères de swaps régulière pour vendre un supplément de 1,5 milliard de dollars et soutenir le BRL. Il n’était pas entièrement clair si la vente aux enchères de swaps avait été prévue depuis le début et était destinée à fonctionner en conjonction avec l’action initiale sur le marché au comptant, ou si elle avait été annoncée à la dernière minute pour profiter de la dépréciation renouvelée du BRL en réponse aux commentaires de Neto et aux indices sur le budget.

