USD/CAD rebondit fortement pour atteindre près de 1,3500 après la publication des données sur l’emploi aux États-Unis et au Canada.
Le taux de chômage canadien augmente encore pour atteindre 6,6%.
La paire USD/CAD se redresse rapidement pour atteindre près du support rond de 1,3500 lors de la séance américaine de vendredi. L’actif du dollar canadien devient volatile après la publication des données sur l’emploi aux États-Unis et au Canada pour le mois de juin.
Le rapport des NFP (Nonfarm Payrolls) américains a montré une demande de main-d’œuvre plus faible que prévu. Le nombre de travailleurs embauchés s’est élevé à 142K, inférieur aux estimations de 161K mais supérieur à la précédente publication de 89K, revue à la baisse par rapport à 114K. Le taux de chômage est passé à 4,2%, conformément à la précédente publication de 4,3%.
Pendant ce temps, les gains horaires moyens ont accéléré à un rythme plus rapide que prévu. Annuellement, la croissance des salaires augmente à 3,8% par rapport aux estimations de 3,7% et à la précédente publication de 3,6%. Cela a ravivé les craintes de pressions inflationnistes persistantes. Cependant, il est peu probable que cela influence la spéculation du marché sur le chemin des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) car la banque centrale est davantage axée sur la prévention des pertes d’emploi.
L’Indice du dollar américain TradingPro, qui suit la valeur du dollar contre six principales devises, récupère ses pertes intraday et remonte jusqu’à environ 101,20.
Au Canada, le marché du travail a enregistré l’ajout de 22,1K demandeurs d’emploi. La croissance de l’emploi a été plus lente que prévu, car les acteurs du marché estimaient l’embauche de 25K travailleurs. En juillet, les données du marché du travail canadien ont connu une réduction inattendue alors que 1,4K employés étaient licenciés. Pendant ce temps, le taux de chômage a augmenté pour atteindre 6,6%, dépassant les estimations de 6,5% et la précédente publication de 6,4%.
Les gains horaires moyens ont fortement ralenti, passant de 5,2% à 4,9%. L’augmentation du taux de chômage et le ralentissement de la croissance des salaires devraient susciter des attentes de nouvelles baisses des taux d’intérêt par la Banque du Canada (BoC).

