EUR/USD SE MOUVANT AU-DESSUS DE 1,1150 EN RAISON DE L’OPTIMISME ACCRU DU MARCHÉ
08/27/2024 04:36:00 GMT| Par Akhtar Faruqui
EUR/USD reprend ses pertes récentes de la session précédente, se négociant autour de 1,1170 pendant les heures asiatiques de mardi. L’optimisme du marché prévaut après la conclusion d’un voyage de trois jours au Moyen-Orient, le général de l’US Air Force C.Q. Brown, président des chefs d’état-major interarmées, a déclaré à Reuters tôt mardi que les préoccupations concernant un conflit plus large imminent dans la région ont diminué.
Un échange de tirs entre Israël et le Hezbollah libanais n’a pas escaladé. Cependant, le Hamas a rejeté de nouvelles conditions proposées par Israël lors des négociations de cessez-le-feu en Égypte, insistant pour qu’Israël respecte les termes définis par le président américain Joe Biden et le Conseil de sécurité des Nations unies.
Sur le front des déclarations de la Fed, la présidente de la Réserve fédérale de San Francisco Mary Daly a déclaré lundi dans une interview sur Bloomberg TV que « le moment est venu » de commencer à réduire les taux d’intérêt, probablement en commençant par une réduction d’un quart de point de pourcentage. Daly a suggéré que si l’inflation continue de ralentir progressivement et que le marché du travail maintient un rythme de croissance de l’emploi « stable et durable », il serait raisonnable d' »ajuster la politique au rythme régulier et normal ».
Du côté de l’euro, les traders évaluent dans quelle mesure les attentes consolidées de baisses de taux imminentes par la Réserve fédérale influeront sur les coûts d’emprunt de la Banque centrale européenne (BCE). De plus, l’enquête sur la confiance des consommateurs GfK et les données sur le produit intérieur brut (PIB) seront surveillées plus tard dans la journée.
Le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, Olli Rehn, a déclaré la semaine dernière que le ralentissement de l’inflation, couplé à la faiblesse de l’économie de la zone euro, renforce le cas de la baisse des coûts d’emprunt le mois prochain, selon Bloomberg. Les perspectives de croissance modérée en Europe, notamment dans le secteur manufacturier, renforcent l’argument en faveur d’une baisse des taux en septembre.

