Le premier tour des élections françaises a donné des résultats globalement conformes aux sondages d’opinion, note l’analyste de UBS, Paul Donovan.
Un gouvernement faible ne pourra pas résoudre les problèmes fiscaux.
« Un nombre exceptionnellement élevé de votes au second tour pourraient être des confrontations à trois. Cela rend le résultat final plus difficile à prédire. Dans le passé, il y a eu un « front républicain » avec des candidats modérés à la troisième place se retirant pour augmenter les chances de battre un parti plus extrême. Il n’est pas clair combien de circonscriptions suivront une telle stratégie. »
« Il semble maintenant moins probable qu’un groupe ait la majorité après le second tour, mais les investisseurs auraient tort de placer trop de confiance en cela. Un gouvernement minoritaire plus faible ne sera probablement pas en mesure de résoudre la situation fiscale de la France. Les élections rappellent aux investisseurs que les bouleversements économiques structurels favorisent la montée des politiques préjudiciables. »
« L’inflation préliminaire allemande de juin devrait ralentir. L’inflation de la zone euro est dans une fourchette raisonnable par rapport à l’objectif, et cette modération de l’inflation globale soutient les mesures d’assouplissement supplémentaires de la BCE. Plusieurs sondages d’opinion sur le sentiment des entreprises sont à prévoir. Les sondages sur le sentiment des consommateurs sont sujets à des biais politiques partisans. »

