Cette semaine est chargée en politique et les marchés ne sont généralement pas très bons pour évaluer les risques politiques, soutient l’économiste en chef de UBS Global Wealth Management, Paul Donovan.
LES MARCHES SE CONCENTRENT SUR LA POLITIQUE AUX ÉTATS-UNIS ET EN EUROPE
« Le débat présidentiel aux États-Unis pourrait amener les investisseurs à prêter attention au risque politique plus tôt que d’habitude dans le cycle politique américain. Comme une grande partie de l’attention s’est concentrée sur la pertinence des candidats pour le poste (plutôt que sur leurs positions politiques), ce débat pourrait effectivement avoir de l’importance. »
« L’inflation est un problème concret qui a une dimension politique. Politiquement, l’inflation est une question émotionnelle plus qu’une question rationnelle, les consommateurs se concentrant sur les niveaux de prix des achats fréquents. Des rapports de baisses de prix dans les produits alimentaires pendant le repli de l’inflation soutenue par les profits sont susceptibles d’avoir un impact beaucoup plus important sur les perceptions politiques que les données officielles. »
« Le premier ministre britannique et le leader de l’opposition sont également censés débattre cette semaine. Les marchés ne pensent pas qu’il y a beaucoup d’incertitude politique au Royaume-Uni. Nous concluons la semaine avec le premier tour des élections législatives françaises. Les incertitudes du marché sont spécifiques (qui formera le prochain gouvernement en France ?) et plus générales (la montée de la politique de préjugés en Europe). »

