La Livre Sterling montre de la force face au Dollar Américain alors que Powell de la Fed reconnaît les risques pour la solidité du marché du travail aux États-Unis.
La Livre Sterling (GBP) gagne du terrain face au Dollar Américain (USD) en début de séance londonienne ce mercredi après une légère correction depuis un pic de près de quatre semaines à 1,2850 cette semaine. L’attrait général de la paire GBP/USD reste solide avec des spéculations soutenues selon lesquelles la Réserve Fédérale (Fed) commencera à réduire les taux d’intérêt lors de la réunion de septembre.
Les probabilités d’un changement de cap de la Fed vers une normalisation de la politique monétaire restent solides même si le président de la Fed, Jerome Powell, a réitéré lors de son témoignage semestriel devant le Congrès mardi, en s’abstenant de fournir un chemin spécifique de réduction des taux pour cette année. Powell a plaidé en faveur du maintien des taux d’intérêt à leurs niveaux actuels pendant longtemps jusqu’à ce qu’ils obtiennent la preuve que l’inflation reviendra au taux désiré de 2%.
Ce qui était inattendu dans les commentaires de Powell devant le Congrès de la semaine dernière est sa reconnaissance que l’économie des États-Unis n’est plus surchauffée, avec des conditions de marché du travail en refroidissement. Powell a déclaré que le marché du travail s’est modéré pour revenir à ce qu’il était avant l’ère de la pandémie.
Maintenant que les risques sont devenus à double sens, une réduction des taux par la Fed en septembre semble être chose faite. Pour plus de clarté, les investisseurs se concentreront sur le rapport sur l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) américain pour juin, qui sera publié jeudi. Le rapport est censé montrer que l’inflation de base, qui exclut les articles alimentaires et énergétiques volatils, a augmenté régulièrement de 0,2 % et de 3,4 % sur une base mensuelle et annuelle, respectivement. L’inflation annuelle globale est estimée avoir ralenti à 3,1 % par rapport à la lecture de 3,3 % de mai, tandis que la donnée mensuelle devrait avoir à peine augmenté après être restée inchangée.
Un scénario dans lequel les pressions inflationnistes restent accrochées ou élevées apaiserait les attentes de réductions de taux en septembre. En revanche, des chiffres faibles les renforceraient.

