CANADIEN AMÉRICAIN RALLIE À SON PLUS HAUT NIVEAU EN TROIS SEMAINES EN RAISON DE LA POSITION DOVISH DE LA BOC
10 septembre 2024 21h53 GMT Par Christian Borjon Valencia
Le dollar canadien américain a grimpé au-dessus de 1,3588, alimenté par les commentaires dovish du gouverneur de la BOC, Tiff Macklem, et la chute des prix du pétrole due à la tempête tropicale Francine. La BOC laisse entendre des baisses de taux plus agressives alors que l’économie canadienne ralentit et que le chômage atteint un pic de sept ans. Les investisseurs anticipent les données sur l’IPC américain, qui pourraient renforcer les attentes d’une réduction des taux de la Fed lors de la réunion prévue les 17 et 18 septembre.
Le CAD américain a rallié à un plus haut de trois semaines au-dessus de la moyenne mobile sur 200 jours de 1,3588, enregistrant une augmentation de 0,36% après avoir rebondi sur les plus bas quotidiens de 1,3553. La hausse a été plombée par les commentaires dovish du gouverneur de la Banque du Canada (BOC), Tiff Macklem, et la baisse des prix du pétrole. Au moment de l’écriture, la paire se négocie à 1,3608.
MONNAIE CANADIENNE AMÉRICAINE GRIMPE ET DÉPASSE LA MOYENNE MOBILE SUR 200 JOURS, SUR LES COMMENTAIRES DE LA BOC
Wall Street a terminé la séance de mardi en hausse, tandis que le dollar américain conserve des gains minimes de 0,06%, selon l’indice du dollar américain (DXY), se négociant à 101,67.
Le gouverneur de la BOC, Macklem, a déclaré que des baisses de taux plus profondes pourraient être appropriées et a ajouté que des changements dans le commerce mondial pourraient pousser les prix à la hausse.
Pendant ce temps, l’impact de la tempête tropicale Francine a entraîné une baisse des prix du pétrole, car les producteurs de pétrole et de gaz ont fermé la plupart des installations à mesure que la tempête se dirigeait vers la Louisiane.
Le dollar canadien s’est affaibli puisque la Banque du Canada (BOC) a été la première grande banque centrale à réduire les taux face aux craintes d’un ralentissement économique. La semaine dernière, le taux de chômage du Canada est passé à 6,6%, le plus élevé en sept ans, excluant les deux années de la pandémie de COVID-19.
Du côté américain, les investisseurs surveillent la publication de l’Indice des prix à la consommation (IPC) en août, qui devrait confirmer que la Réserve fédérale pourrait commencer à réduire les taux lors de la prochaine réunion de politique monétaire des 17 et 18 septembre.

