Le cours de l’euro a subi une légère faiblesse lundi, alors que les indices des directeurs d’achat, pour la France, l’Allemagne et enfin pour la zone euro dans son ensemble, ont été progressivement publiés. Pour l’ensemble de la zone, les deux sous-indices – pour la fabrication et pour le secteur des services – étaient plus faibles que ne l’avaient prévu tous les analystes interrogés par Bloomberg. Pour les participants au marché, l’odeur de la récession dans la zone euro continue de planer, remarque Ulrich Leuchtmann, responsable de la recherche sur les changes et les matières premières de Commerzbank.
« La faiblesse n’a pas duré. La monnaie unique européenne a pu récupérer la plupart des pertes assez rapidement. Néanmoins, la nervosité du marché face aux mauvaises données économiques de la zone euro devrait nous servir de leçon. Je tiens à rappeler une fois de plus que ces réactions à ce type de nouvelles sont si fortes car elles servent simultanément deux récits négatifs pour l’euro. »
« Même s’il ne restait pas grand-chose du choc négatif sur l’euro d’hier, la réaction du marché nous rappelle que notre attente de hausse des taux EUR/USD est également basée sur le fait que la zone euro ne glisse pas dans une récession. Nos économistes s’attendent à ce que la zone euro enregistre des taux de croissance d’environ 0,3 % au cours des prochains trimestres. Si la situation venait à se détériorer significativement, notre prévision EUR/USD serait compromise. »

