L’EUR/USD se replie après que le NFP ait dépassé les estimations

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EUR/USD : BAISSE APRÈS LA PUBLICATION DE DONNÉES SUR LES NFP
Nouvelles | 04/05/2024 14:07:27 GMT| Par Joaquin Monfort

EUR/USD baisse, atteignant 1,0800 vendredi, après la publication des données sur les Nonfarm Payrolls (NFP) américains qui ont dépassé les attentes. Les données ont montré que l’économie américaine a ajouté 303 000 nouveaux emplois en mars, par rapport aux 200 000 prévus par les économistes. Le résultat de février de 275 000 a quant à lui été révisé à la baisse à 270 000.

Des données séparées provenant de l’enquête menée auprès des ménages ont montré une baisse du taux de chômage aux États-Unis à 3,8 % contre 3,9 % précédemment. Les économistes ne s’attendaient à aucun changement.

Les données meilleures que prévu indiquent que l’économie américaine se porte toujours bien. Cela signifie que l’inflation devrait rester obstinément élevée et réduit les chances que la Réserve fédérale (Fed) juge nécessaire de baisser les taux d’intérêt en juin comme prévu précédemment.

Un autre élément clé du rapport, les données sur les salaires horaires moyens sont restées inchangées, montrant une augmentation de 4,1 % en glissement annuel et de 0,3 % en glissement mensuel, selon les données du Bureau of Labor Statistics publiées vendredi.

EUR/USD : RETRAIT DÛ AUX RISQUES INFLATIONNISTES
EUR/USD était déjà en baisse d’un dixième de pourcent avant la publication des NFP, après que les données des commandes industrielles allemandes ont observé une forte baisse en février, avec un taux annuel de -10,6 %, contre -6,2 % en janvier.

Les données des commandes d’usine allemandes ont montré une augmentation de 0,2 % sur la même période, manquant les estimations des économistes de 0,8 %, mais se redressant après un repli de 11,4 % en janvier.

Les tensions au Moyen-Orient font augmenter le prix du pétrole, le brut de Brent se négociant désormais au-dessus de 90 $ le baril. Cela devrait se refléter dans l’inflation plus large, alimentant la thèse de ceux qui défendent le maintien des taux d’intérêt élevés.

Les commentaires du président de la Réserve fédérale de Minneapolis, Neel Kashkari, ont soulevé la possibilité que la Fed ne baisse pas du tout les taux d’intérêt en 2024 si l’inflation reste aux niveaux actuels.

Le maintien de taux d’intérêt plus élevés est positif pour le dollar américain car il augmente les entrées de capitaux étrangers.

Il semble y avoir davantage de consensus parmi les décideurs en zone euro à propos de mettre en œuvre une baisse de taux d’intérêt proposée en juin, un facteur qui pèse sur l’euro (EUR).

La décision dépendra probablement de savoir si les données sur les salaires publiées avant la réunion de juin montrent une baisse de l’inflation salariale.

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