EUR/USD A LA BAISSE APRÈS QUE LES NFP AIENT DÉPASSÉ LES ATTENTES
04/05/2024 12:46:42 GMT| Par Joaquin Monfort
L’EUR/USD baisse, touchant 1,0800 le vendredi, après la publication des données des Nonfarm Payrolls (NFP) des États-Unis ayant dépassé les attentes. Les données ont montré que l’économie américaine a ajouté 303 000 nouveaux emplois en mars, comparé aux 200 000 prévus par les économistes. Le résultat de février, de 275 000, a quant à lui été révisé à la baisse à 270 000.
Les données ont également montré une baisse du taux de chômage aux États-Unis à 3,8 % contre 3,9 % précédemment. Les économistes ne prévoyaient aucun changement.
Ces données meilleures que prévu indiquent que l’économie américaine se porte toujours bien. Cela signifie que l’inflation devrait rester élevée et réduit les chances pour la Réserve fédérale (Fed) de juger nécessaire de baisser les taux d’intérêt en juin, comme cela était prévu auparavant.
Un autre élément clé du rapport, les données sur les gains horaires moyens, sont restées stables, montrant une augmentation de 4,1 % en glissement annuel et de 0,3 % en glissement mensuel, selon les données du Bureau of Labor Statistics vendredi.
L’EUR/USD était déjà en baisse d’un dixième de pour cent avant la publication, après que les données sur les commandes industrielles allemandes vendredi ont montré une forte baisse à un taux annuel de 10,6 % en février, comparé à une baisse de 6,2 % en janvier.
Les tensions au Moyen-Orient font monter les prix du pétrole, le Brent dépassant maintenant les 90 $ le baril. Cela devrait se traduire par une inflation plus large, alimentant ainsi la thèse de ceux qui plaident pour le maintien des taux d’intérêt élevés.
Le maintien de taux d’intérêt plus élevées est positif pour le Dollar américain car il augmente les influx de capitaux étrangers.
Il semble y avoir un consensus plus fort parmi les décideurs de la zone euro concernant la mise en œuvre d’une baisse des taux d’intérêt proposée en juin, un facteur qui pèse sur l’Euro (EUR).
La décision dépendra probablement de savoir si les données salariales publiées avant la réunion de juin montrent un déclin de l’inflation salariale.

