WTI OIL SE NÉGOCIE AUTOUR DE 68,50 $ APRÈS UNE BAISSE DE PLUS DE 4% EN RAISON DE LA DÉTENTE DES TENSIONS GÉOPOLITIQUES
NOUVELLES | 28/10/2024 03:16:55 GMT| Par Akhtar Faruqui
WTI perd du terrain en raison de la détente des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. L’attaque d’Israël sur des sites de missiles et de défense aérienne en Iran s’est avérée moins agressive que prévu. L’OPEP+ prévoit de revenir sur ses réductions de production en décembre, avec pour objectif d’augmenter la production de 180 000 barils par jour.
Les prix du pétrole West Texas Intermediate (WTI) ont chuté de plus de 4 %, se négociant autour de 68,40 $ lors de la séance asiatique de lundi. Cette baisse peut être liée à la détente des tensions géopolitiques suite aux frappes ciblées israéliennes en Iran tôt samedi, principalement destinées aux sites de missiles et de défense aérienne et qui se sont révélées moins agressives que prévu.
Les avions israéliens ont effectué trois vagues de frappes avant l’aube samedi, ciblant des usines de missiles et d’autres lieux près de Téhéran et dans l’ouest de l’Iran. Malgré cela, l’Iran a minimisé les dégâts, le guide suprême Ali Khamenei déclarant que l’attaque « ne doit être ni minimisée ni exagérée ». Le marché pétrolier semble interpréter la frappe israélienne et la réponse de l’Iran comme un signe de désescalade par rapport aux tensions précédemment exacerbées, selon Reuters.
Le groupe OPEP+, comprenant l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et des alliés tels que la Russie, est toujours sur la voie de commencer à annuler certaines de ses réductions de production en décembre, visant à augmenter la production de 180 000 barils par jour (b/j). Il s’agira du premier pas d’une série d’augmentations de la production prévues pour 2025.
La demande en Asie, qui représente environ les deux tiers des importations mondiales de pétrole par voie maritime, a été faible tout au long de l’année 2024. Les arrivées d’octobre devraient suivre cette tendance. Une partie significative de cette baisse peut être attribuée à la Chine, premier importateur mondial de pétrole, qui a enregistré une baisse de 350 000 b/j des arrivées de brut au cours des neuf premiers mois de cette année par rapport à la même période en 2023.

