Le Peso mexicain suspend sa reprise en raison des risques politiques
Le Peso mexicain voit sa reprise s’interrompre en raison de l’incertitude liée à l’élection présidentielle américaine et d’un nouvel événement dans la saga de la réforme judiciaire au Mexique qui freine l’élan des taureaux.
Cela s’ajoute à toute faiblesse déjà causée par les récentes données macroéconomiques sous les attentes et aux effets positifs potentiels d’une éventuelle reprise du carry trade en raison de la dépréciation du yen japonais.
Le Peso mexicain subit les conséquences des chances croissantes pour Donald Trump de remporter l’élection présidentielle américaine le 5 novembre.
Un éventuel succès de Trump entraînerait des difficultés pour le Peso mexicain. Trump a répété qu’il imposerait des tarifs plus élevés sur les importations étrangères et a ciblé en particulier les nombreux véhicules fabriqués et importés du Mexique pour un traitement spécial. Trump a déjà déclaré, dans une interview avec Bloomberg News, qu’il imposerait des tarifs de 100%, 200% voire 300% sur les voitures mexicaines.
Un tel mouvement, si Trump l’emportait, porterait un coup dur à l’économie mexicaine, devenue fortement dépendante de la fabrication de biens, en particulier d’automobiles, destinés au marché nord-américain. Cela est largement dû à son accord de libre-échange avec les États-Unis et le Canada (à renégocier en 2026). Cela aurait également un impact direct sur la demande de Peso mexicain de la part des importateurs américains.
Le Sénat mexicain débat d’une loi pour limiter le pouvoir du judiciaire à bloquer les réformes
Les investisseurs occidentaux auront probablement une vision négative des événements qui se déroulent au parlement mexicain, ce qui pourrait ajouter une pression baissière supplémentaire sur le Peso mexicain. Jeudi, les sénateurs mexicains ont débattu d’une possible décision qui limiterait les pouvoirs du judiciaire à bloquer les réformes apportées par les législateurs au parlement.
Si la décision est approuvée, cela limiterait le pouvoir du judiciaire à bloquer les lois adoptées par le parlement. Les détracteurs arguent que cela bouleverserait l’équilibre des pouvoirs au Mexique, tandis que les partisans soutiennent que le judiciaire est partial et vulnérable à la corruption.
Un tel mouvement cristalliserait les vues négatives des investisseurs occidentaux concernant les réformes proposées par le gouvernement de gauche Morena. Cela pourrait risquer de freiner les investissements dans le pays, entraînant une croissance plus faible et des entrées de capitaux moindres dans le Peso.

