Le peso mexicain chute fortement par rapport au dollar américain le vendredi en raison d’une impulsion de risque négative due à des spéculations sur une attaque imminente de l’Iran contre Israël. Aux côtés de commentaires étonnamment hawkish de la présidente de la Réserve fédérale de Boston, Susan Collins, ces inquiétudes ont déraillé la devise des marchés émergents, qui pourrait terminer la semaine en baisse. L’USD/MXN se négocie à 16,68, après avoir atteint un creux quotidien de 16,40, en hausse de 1,50%.
Les actions américaines chutent alors que le sentiment se détériore. Selon CBS News, Israël se prépare à une attaque directe sur son territoire par l’Iran en représailles à une frappe ayant tué sept officiers militaires iraniens il y a deux semaines.
Par ailleurs, la présidente de la Fed de Boston, Susan Collins, a déclaré qu’en raison des derniers chiffres de l’inflation, elle s’attend à ce que la Réserve fédérale (Fed) effectue sa première coupe de taux plus tard que précédemment envisagé. Elle a ajouté qu’elle prévoit deux baisses de taux cette année au lieu des trois prévues dans le Résumé des projections économiques du Comité de politique monétaire (FOMC).
**ÉCONOMIE MEXICAINE**
– MEXIQUE DEPREE CONTRE LE DOLLAR AMÉRICAIN, AMID PRÉOCCUPATIONS GÉOPOLITIQUES PLUS ÉLEVÉES, DISCUSSIONS DE LA FED
– NOUVELLES
– L’État de la situation économique au Mexique a été relativement calme le vendredi, bien que des données cruciales aient été révélées au cours de la semaine. Le mardi, l’indice des prix à la consommation (IPC) du Mexique a continué sa tendance à la désinflation, avec à la fois l’IPC global et l’IPC de base ralentissant mensuellement et annuellement. Cela a soutenu la décision de la Banque du Mexique (Banxico) de réduire les taux d’intérêt le 21 mars, bien que l’IPC annuel ait légèrement dépassé les attentes.
– Le jeudi, la production industrielle du Mexique a reculé de 0,1 % en glissement mensuel en février, manquant la croissance attendue de 0,3 %. Cependant, elle a augmenté de 3,3 % sur les douze mois jusqu’en février, ratant les prévisions de justesse.
– De l’autre côté de la frontière, les données sur l’inflation aux États-Unis ont été révélées. Le mercredi, les données sur l’IPC aux États-Unis ont indiqué une inflation plus élevée que prévu, tandis que l’IPC de base, hors alimentation et énergie, est resté stable par rapport aux chiffres de février. Le jeudi, les prix payés par les producteurs, également appelés indice des prix à la production (IPP), ont diminué sur les chiffres mensuels et annuels du mois précédent.
– Les demandes initiales d’allocations chômage pour la semaine se terminant le 6 avril étaient de 211 000, moins que les 215 000 anticipées et les 222 000 de la semaine précédente.
– Ces données, associées au rapport sur l’inflation de mercredi montrant une hausse mensuelle de 0,4 % de l’IPC et une augmentation annuelle de 3,5 %, ont conduit les traders à anticiper deux baisses de taux par la Réserve fédérale en 2024. Les données de la Chicago Board of Trade indiquent que le taux des fonds fédéraux devrait terminer l’année à 4,92 %.

