Le livre sterling reste fort au-dessus de 1 2500 inspiré par de solides données du PIB du T1 au Royaume-Uni. L’économie britannique a augmenté de 0,6 %, sortant de la récession observée au second semestre 2023. Les investisseurs attendent les données sur l’emploi au Royaume-Uni et l’inflation aux États-Unis pour des orientations nouvelles.
La livre sterling (GBP) affiche de la force au-dessus du support psychologique de 1 2500 contre le dollar américain (USD) lors de la session de Londres de lundi. La paire GBP/USD se maintient fermement alors que le dollar américain a du mal à se relever après des demandes initiales d’allocations chômage [l’URL a été supprimée] plus élevées que prévu pour la semaine se terminant le 3 mai, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la santé du marché du travail aux États-Unis.
Le moral des marchés financiers pour que la Réserve fédérale américaine (Fed) commence à réduire les taux d’intérêt à partir de la réunion de septembre s’est renforcé alors que les conditions du marché du travail américain se sont refroidies. Pour l’instant, les investisseurs se tournent vers les données de l’Indice des prix à la consommation (IPC) aux États-Unis pour avril, qui seront publiées mercredi.
Il est prévu que l’IPC annuel ait diminué à 3,4% contre 3,5% en mars. Dans la même période, l’inflation de base, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, est censée avoir ralenti à 3,6% contre la lecture précédente de 3,8%. Les économistes s’attendent à ce que l’IPC mensuel et l’IPC de base aient progressé à un rythme plus lent de 0,3 % contre la lecture précédente de 0,4%.
Le livre sterling maintient sa force inspirée par les multiples vents favorables, à la suite des solides données du PIB britannique du T1. L’Office national des statistiques du Royaume-Uni a rapporté une croissance économique plus forte que prévu à 0,6%, battant les estimations de 0,4%. Cela a mis fin à la récession technique enregistrée au second semestre de 2023.
Après les données sur le PIB, le ministre des Finances britannique, Jeremy Hunt, a déclaré : « Il ne fait aucun doute que cela a été quelques années difficiles, mais les chiffres de croissance d’aujourd’hui prouvent que l’économie est en train de revenir à la santé totale pour la première fois depuis la pandémie, » Reuters a rapporté.
Après les solides données de croissance du Royaume-Uni, la vigueur de l’économie britannique sera maintenant testée sur le terrain des données du marché du travail, qui seront publiées mardi. Les économistes s’attendent à ce que le taux de chômage selon l’OIT pour les trois mois se terminant en mars ait augmenté à 4,3% contre la lecture précédente de 4,2%. Outre le taux de chômage, les investisseurs surveilleront attentivement les données sur les salaires moyens, qui alimentent l’inflation des services, presque deux fois plus élevée que ce qui devrait être nécessaire pour ramener l’inflation à l’objectif de 2%.
Les salaires moyens annuels, primes incluses, sont estimés avoir ralenti à 5,3% sur les trois mois se terminant en mars par rapport à la lecture précédente de 5,6%. Un déclin marqué de l’élan de croissance des salaires renforcerait les attentes pour que la Banque d’Angleterre commence à réduire les taux d’intérêt en juin.

