Le calendrier électoral mondial semble plus léger à l’avenir, après un premier semestre record ayant apporté de multiples surprises. Les élections de novembre aux États-Unis sont désormais au centre de l’attention en raison de leur importance géopolitique et économique mondiale. Nous examinons également les implications des diverses autres élections dans le monde au cours de l’année à venir, note Philippe Dauba-Pantanacce, économiste principal et stratège géopolitique mondial chez Standard Chartered.
2024 est l’une des plus grandes années électorales de l’histoire. « 2024 est la plus grande année électorale de l’histoire. Elle a déjà apporté de nombreuses surprises et chocs sur les marchés, y compris des résultats inattendus d’élections au Mexique et en Inde, ainsi que des élections anticipées en France. Le calendrier électoral sera moins chargé dans les 12 prochains mois. Les élections de novembre aux États-Unis retiennent l’attention en raison de leurs enjeux mondiaux élevés ; nous nous concentrons également sur 14 autres élections à venir, principalement dans les marchés émergents. »
« Les élections à enjeux élevés – que nous définissons comme ayant un résultat incertain, des implications politiques importantes (et dans certains cas géopolitiques) et/ou le potentiel de déplacer les marchés – auront lieu au Venezuela, en Moldavie, au Sri Lanka, au Ghana et aux Philippines, ainsi qu’aux États-Unis. Dans de nombreux cas, une convergence de mouvements populistes et de tensions économiques et politiques élève les enjeux électoraux. »
« D’autres élections seront surveillées pour leur importance dans le développement géopolitique plus large (Algérie, Tunisie), les implications pour la restructuration de la dette et l’investissement étranger sur leurs marchés de la dette (Sri Lanka, Ghana), ou, dans le cas de l’Autriche et de la Roumanie, les implications pour l’UE dans son ensemble. Des élections sont également prévues au Rwanda, en Jordanie, au Mozambique et au Botswana au cours des 12 prochains mois. »

