Le pound est apparu comme un refuge sûr parmi les monnaies pro-cycliques hier, et semble conserver une certaine solidité après qu’une guerre commerciale américaine a été évitée, notent les analystes FX de TradingPro.
La raison est simple : le Royaume-Uni n’a pas grand-chose à perdre des tarifs américains. Les exportations britanniques vers les États-Unis représentent moins de 2 % du PIB et celles vers la Chine moins de 1 %. Accessoirement, Trump ne semble pas pressé d’imposer des tarifs au Royaume-Uni, considérant également que son solde commercial de biens avec les États-Unis est sans doute négligeable. Trump semble également être en termes plutôt amicaux avec le Premier ministre britannique Keir Starmer après un appel récent.
Un autre facteur contribuant à la force de la livre est le voyage de Starmer à Bruxelles. Cela avait pour but officiel de renforcer un chemin de défense EU-RU, mais sur lequel les marchés pourraient lire en double une intention de Starmer de se reconnecter progressivement politiquement avec l’UE. Cela est indéniablement positif pour la livre, qui reste très sensible à tout développement pouvant améliorer des perspectives de croissance en déclin.
Cependant, il existe des risques à la baisse pour la livre cette semaine, car nous nous attendons à des titres aujourd’hui confirmant que la marge de manœuvre budgétaire pour le chancelier britannique s’est évaporée en raison d’une augmentation des coûts d’emprunt, et jeudi, la Banque d’Angleterre pourrait annoncer une baisse de taux accommodante. Néanmoins, il se peut que l’EUR/GBP ne revienne pas à son pic de janvier de 0,8450 de sitôt.

